Les critiques gastronomiques peuvent-ils tout dire ?

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Critique gastronomique

La critique gastronomique est une pratique courante en France. Les plus célèbres des critiques gastronomiques sont notamment Sébastien Demorand, Périco Légass, Emmanuel Rubin

Mais les critiques gastronomiques sont-ils ennemis ou amis des restaurateurs ? Ces critiques gastronomiques analysent, critiquent et donnent des conseils qui sont en général suivis par les consommateurs en recherche du plaisir. Il y a donc ici un enjeu de réputation professionnelle des restaurateurs. Mais peuvent-ils tout dire ? Le principe est la liberté de la critique gastronomique, comme l’a rappelé la deuxième chambre de la Cour de cassation dans son arrêt du 23 janvier 2003 : « La critique gastronomique est libre et permet la libre appréciation de la qualité ou de la préparation des produits servis dans un restaurant ».

Cependant, cette liberté n’est pas sans limites. Ainsi, les jugements injustifiés des critiques gastronomiques peuvent entraîner une action en diffamation de la part des restaurateurs ou une action en responsabilité civile. Les critiques doivent être motivées et sans parti pris de dénigrement. La Cour d’appel d’Angers, dans son arrêt du 23 mai 2000, a considéré que « constitue un acte de dénigrement le fait de laisser entendre, sans en apporter la preuve, qu’un restaurant est peu fréquenté et que la nourriture servie pouvait être à l’origine de troubles de santé ».

Par ailleurs, le tribunal de grande instance de Paris, dans son jugement du 21 février 1990, a considéré que le critique gastronomique a commis une faute pour le fait de mentionner dans un article la faiblesse de la qualité d’un restaurant qui n’est pas encore ouvert et alors que l’adresse de ce restaurant futur n’avait été divulguée qu’à titre confidentiel.


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